Au début des années 30, ses séjours professionnels à Paris sont nombreux. Il se loge dans un hôtel du boulevard Raspail près de Montparnasse où il fréquente les galeries, les ateliers d'artistes et les artistes eux-mêmes. Il porte un regard amusé sur la faune de l'époque qu'il côtoie dans les grands cafés comme le Dôme et la Coupole et lui inspire de nombreuses caricatures. Mais il est aussi attiré par d'autres quartiers comme Montmartre et Pigalle, tous les quartiers où il pouvait fréquenter des artistes, qu'ils soient à l'époque misérables ou déjà connus, mais qui sont presque tous aujourd'hui devenus célèbres.


Il réalise à cette époque une série de dessins à l'encre de Chine relevés d'aquarelle, intitulée « À Montparnasse » qu'il expose au Salon des Humoristes de Paris de 1931.


avec quelques dessins préparatoires et quelques calque de recopie pour publication dans la presse satirique.



































































































Jean Moulin fréquente aussi naturellement Montmartre et notamment, Villa des Arts, l’atelier de Paul de Lassence. Il y a croqué quelques modèles en compagnie de son ami Lionel Floch. C’est probablement dans cet atelier qu’il croqua la danseuse martiniquaise dont il fit, en Bretagne, une gravure sur cuivre.






